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Une entreprise de recherche en géographie propose un stage de 3 à 4 mois à Lyon sur les enjeux de climat et inégalités de santé au Caire. Les missions comprennent l'analyse de données sur la santé environnementale et la cartographie des indicateurs. Les candidats doivent être étudiants en géographie ou domaines similaires, avec une bonne pratique d’outils cartographiques comme QGIS ou ArcGIS. Une capacité à travailler de manière autonome et en équipe pluridisciplinaire est requise.
En Égypte, pays désertique, le dérèglement climatique engendre la remontée des eaux marines (qui pénètrent dans le delta du Nil), la hausse des températures, la variation des schémas de précipitations et la raréfaction des eaux du Nil, fleuve nourricier (95 % des besoins en eau), dont la réduction du débit est aggravée par l’achèvement du Grand barrage de la Renaissance éthiopien en 2023. Le gouvernement a reconnu en 2022 une situation de stress hydrique national (en deçà de 500 m3/hab./an). L’approvisionnement en eau du Grand Caire, région urbaine désertique de 30 millions d’habitant-es, est affecté et les inégalités socio-spatiales se creusent pour l’accès à une eau potable non polluée entre les quartiers d’habitat informel mal desservis et les nouvelles extensions urbaines au cadre verdoyant destinées aux classes moyennes et supérieures. La hausse des températures a un effet amplificateur des vulnérabilités sociales, environnementales (pollutions) et sanitaires, les populations se trouvant davantage exposées et sensibles aux effets délétères du changement climatique sur la santé.
Ces enjeux se posent tout particulièrement au Caire, ville parmi les plus polluées au monde, et marquée par un fort étalement urbain lié à une politique de planification de villes nouvelles dans le désert depuis les années 1970. La population est confrontée à une dégradation des services publics, au profit du secteur privé, et à des pénuries régulières de médicaments depuis 2014. Dans ce contexte, les villes nouvelles sont présentées comme étant attractives du fait de la qualité de leur cadre de vie (qualité de l’air, végétalisation) et d’une offre médicale privée de qualité. Par exemple, une Cité médicale en cours d’aménagement dans la Nouvelle Capitale Administrative construite depuis 2015 à l’Est du Caire.
Ce projet a pour objectifs d’analyser les inégalités d’expositions aux facteurs défavorables à la santé (pollution de l’air, nuisances sonores, moustiques, accès insuffisant à une eau de qualité, etc.) et les inégalités d’accès aux ressources médicales (infrastructures, personnel qualifié, traitements thérapeutiques, etc.). Il s’agira aussi de voir si les villes nouvelles constituent véritablement des espaces plus favorables à la santé ou si, au contraire, elles ne sont pas vectrices de nouveaux risques sanitaires, notamment parasitaires, en lien avec l’aménagement d’espaces verts et bleus propices au développement de gîtes vectoriels (moustiques). Se pose aussi la question du creusement des inégalités socio-sanitaires.
3 ou 4 mois au premier semestre 2026 (date ajustable en fonction du planning universitaire de la personne retenue).
Selon les règles en vigueur.
Karine Bennafla – PU géographie – CNRS UMR 5600 Environnement Ville Société / Université Jean Moulin Lyon 3.
Virginie Chasles – PU Géographie – CNRS UMR 5600 Environnement Ville Société / Université Jean Monnet Saint-Étienne.
Sylvain Théry – IE géomaticien – CNRS UMR 5281 ART-Dev / Université de Montpellier Paul-Valéry.
Université Jean Moulin Lyon 3, UMR 5600 EVS
18 rue Chevreul 69007 Lyon
karine.bennafla@univ-lyon3.fr
virginie.chasles@univ-st-etienne.fr
sylvain.thery@cnrs.fr
"Un.e géographe ne se perd jamais, iel cherche une nouvelle route."