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CDD – CIFRE – MOUVEMENTS FEMINISTES DANS LES SUDS H/F

Agence Française de Développement

Paris

Sur place

EUR 40 000 - 60 000

Plein temps

Il y a 9 jours

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Résumé du poste

Une organisation internationale pour le développement recherche un(e) candidat(e) pour une thèse sur les mouvements féministes dans les Suds. Le poste exige un niveau de Master avec une solide expérience en sciences politiques et sociologie. Vous serez chargé(e) de réaliser des travaux analytiques et de contribuer à des projets sur l'égalité de genre. Une autonomie, ainsi qu'une excellente capacité de rédaction, sont essentielles. Les candidatures sont attendues d'ici le 20 février.

Prestations

Opportunité de collaboration avec des universités des Suds

Qualifications

  • Niveau Master requis.
  • Expérience de recherche significative sur l'égalité de genre.
  • Autonomie et rigueur dans le travail.

Responsabilités

  • Réaliser une revue de littérature sur les mouvements féministes.
  • Mener des travaux analytiques sur les mouvements féministes des Suds.
  • Contribuer à des projets sur l'égalité de genre.

Connaissances

Compétences en science politique
Compétences en sociologie
Prise d'initiative
Rédaction et synthèse

Formation

Master en sciences politiques, sociologie ou sciences sociales
Description du poste

LE

What will be your role?

Description de la recherche

Lesconservatismes politiques se renforcent dans de nombreux pays à travers le

monde. Ces mouvements politiques sont diversifiés dans leurs formes et leurs

revendications. Ils se structurent grâce à des alliances transnationales et

disposent de financements massifs. L’opposition aux droits des femmes et des

filles (particulièrement les droits sexuels et reproductifs) et à l’égalité de

genre constitue le socle fédérateur de leur récit comme des politiques conservatrices

qu’ils impulsent. Selon ONU femmes, les droits des femmes ont ainsi reculé dans

un pays sur 4 en 2024.

Cette

dynamique, qualifiée de «backlash» (retour de bâton), s’accompagne

d’une remise en cause des valeurs et pratiques démocratiques, mobilise des

stratégies de rétrécissement de l’espace civique (réel et numérique) et tente

de délégitimer les oppositions citoyennes et politiques. Dans ce contexte, les

organisations et les militantes féministes des Suds, et leurs alliés, se

retrouvent menacées.

ces contraintes s’ajoute une transformation notable des politiques de

coopération des pays de l’OCDE, marquée par un repli de l’aide publique au

développement. L’arrêt des financements de l’USAID début 2025 est

particulièrement frappant à cet égard. Les organisations féministes des Suds

doivent ainsi également faire face à la baisse des financements internationaux

qui contribuaient à leur fonctionnement et à une certaine forme de stabilité

organisationnelle ces dernières années.

Face

à ces dynamiques globales et locales, cette recherche devra analyser les

recompositions des mouvements féministes des Suds, dans toute leur diversité,

et les stratégies endogènes de résistances qu’ils développent.

Selon

la définition utilisée par le Fonds de soutien aux organisations féministes

co-piloté par l’AFD, on entend par organisations féministesles

«organisations féministes de la société civile dans toute leur diversité,

constituées ou non de façon formelle, qui ont pour objectif d’agir en faveur de

l’égalité de genre et de transformer durablement les rapports sociaux fondés

sur le genre, et particulièrement celles dont la mission principale est la

défense et la promotion des droits effectifs et l’émancipation des femmes et

des filles».

Les

questions suivantes pourront servir de fil directeur à cette recherche. Elles

ne constituent pas une liste exhaustive de questions à traiter dans le travail

de recherche mais des orientations générales pour élaborer la proposition de

recherche du ou de la Les trois dernières questions relèvent d’une

analyse des jeux d’acteurs à l’échelle internationale. Leur prise en compte est

encouragée pour articuler niveau local et international dans la proposition de

recherche mais n’est pas obligatoire :

  • Comment les organisations et militantes féministes se sont-elles structurées et se structurent-elles? autour de quels enjeux et quelles aspirations? Comment travaillent-elles pour développer des narratifs opérants face à la puissance du récit conservateur et anti-droits?
  • Quelles stratégies (actions, capacités, alliances) concrètes et endogènes de résistance ces actrices ont-elles mises et mettent-elles en œuvre?
  • Comment la restriction actuelle des espaces civiques conduit-elle à des formes de recomposition des luttes et des mouvements féministes?
  • Sur quels savoirs et quelles expertises locales s’appuient ces mouvements féministes pour résister et assurer l’accès aux droits?
  • Quelles sont les alliances au niveau local, transnational et international? Comment se développent des stratégies de convergence des luttes, quelles sont les communautés qui émergent?
  • Quelles interactions existe-t-il entre la priorité accordée à l’égalité de genre dans les discours, programmes et projets des acteurs de la coopération internationale et les dynamiques d’émancipation des mouvements féministes locaux?
  • En quoi, les postures féministes (écoute, expérience pratique) peuvent-elle nourrir une redéfinition critique des engagements internationaux pour l’égalité de genre?
  • Quels sont les effets de l’évolution des politiques de coopération des pays de l’OCDE (baisse des financements et logique de retour sur investissement) sur les mouvements féministes des Suds?
  • Comment les discours en faveur de l’égalité de genre affichés par les acteurs de la coopération internationale s’incarnent-ils concrètement dans leurs actions et leurs relations avec les mouvements féministes?
  • Comment repenser la coopération à l’international à partir des priorités définies par les acteurs et les actrices féministes pour faire émerger de nouvelles modalités d’action?

Cette

recherche mobilisera les outils des sciences sociales pour répondre à ces

questions. En intégrant une perspective critique sur les modalités de la

coopération internationale, cette recherche contribuera également à nourrir la

réflexion stratégique des acteurs de la coopération internationale et du

développement. Elle permettra l’analyse des formes de soutien aux mouvements

féministes dans les Suds, tout en questionnant les limites actuelles des

dispositifs d’aide dans un contexte de repli ou de redéfinition des engagements

du Nord.

En

s’inscrivant dans une analyse entre niveau local et niveau international, la

recherche documentera la manière dont les dynamiques internationales

anti‑droits se traduisent dans un contexte national spécifique. Elle analysera

la manière dont les mouvements et acteurs locaux développent des stratégies

d’alliance et des coalitions transnationales pour se faire entendre au niveau

international. En se concentrant sur le cas d’un ou de plusieurs pays

africains, la recherche inscrira son analyse des luttes sociales et des

mouvements féministes dans une histoire politique et sociale de plus long terme

ancrée dans un contexte spécifique.

Dans le cadre de ce contrat, le / la

le titulaire du poste devra :

  • Réaliser une revue de littérature sur les mouvements féministes dans les Suds, avec une attention particulière pour la (ou les) région(s) dans laquelle (lesquelles) se dérouleront le(s) terrain(s) (historique, dynamiques, enjeux actuels, narratifs, etc.).
  • Mener, sous l’encadrement de la division Lien social et de son comité de thèse, des travaux analytiques sur les recompositions des mouvements féministes des Suds à partir du cas d’un ou plusieurs pays africains ;
  • Contribuer aux chantiers transversaux de la division, notamment en termes de production de connaissances et de communication / capitalisation sur l’égalité de genre et les mouvements féministes.

En postulant, la / le à la thèse devra présenter une proposition de recherche établie avec de recherche de son choix, basé.e dans un laboratoire de recherche français. Un partenariat ou une co‑tutelle avec un laboratoire basé dans une université des Suds sera privilégié.

La proposition de recherche contiendra les éléments suivants : i) contexte et introduction; 2) état de l’art de la thématique de recherche envisagée; 3) problématisation du sujet et question de recherche; 4) méthodologie et terrain envisagés; 5) résultats attendus et objectifs de valorisation académique et opérationnelle; 6) chronogramme prévisionnel de conduite des travaux de recherche (10‑15pages maximum, police Arial 11, interligne 1,15, hors annexes et bibliographie).

Cette

  • proposition de recherche devra être accompagnée i) du CV du ou de la ;
  • ii) liste de publications éventuelle; iii) ses principaux documents de travail / publications, ou le cas échéant, son mémoire de master à insérer en annexe; iv) les notes obtenues en master; v) une lettre du ou de la recherche ; v) une présentation du laboratoire de recherche et de l’école doctorale pressenties (y compris laboratoire de co‑tutelle ou partenaire), montrant l’insertion du projet de thèse dans les axes du laboratoire et de l’école doctorale.

Informations complémentaires

Le processus de sélection est le suivant :

Les soumettent un projet de recherche en ayant déjà identifié la structure académique d’accueil. Le / la peut être déjà ou souhaiter s’inscrire en école doctorale.

Un comité de sélection réunissant la division Lien social et le département de recherche de l’AFD (ISR / ECO) analysera les candidatures.

Une fois sélectionné, le projet, éventuellement adapté en lien avec l’AFD, est soumis à l’ANR, qui valide ensuite la thèse CIFRE.

La thèse sera dirigée par un enseignant‑chercheur HDR de la structure d’accueil, et encadrée par genre de la division Lien social de l’AFD, avec l’appui d’ du département ISR / ECO de l’AFD, ainsi que l’appui et les conseils d’un comité de thèse.

Les candidatures devront être remises d'ici au 20 février.

La date de démarrage du contrat est envisagée pour la fin d’année 2026 – en fonction de la durée du processus de sélection.

Who are we looking for?

Qualifications

  • De niveau Master, avec des compétences en science politique, sociologie et / ou sciences sociales;
  • Une formation et / ou expérience de recherche et / ou expérience de terrain significative sur les enjeux d’égalité de genre et / ou les mouvements féministes à l’international ou dans les Suds;
  • Autonomie, prise d'initiative et rigueur;
  • Capacités de rédaction et de synthèse;

Encadrement dans un laboratoire multidisciplinaire français avec des axes de recherche liés au développement durable. Un partenariat ou une co‑tutelle avec une université basée dans un pays des Suds sera privilégiée mais le rattachement institutionnel à un laboratoire français demeure obligatoire.

L’AFD est engagée en faveur de la diversité et de l’inclusion et encourage les candidatures internationales et les parcours variés.

Profil

Niveau d'études minimal requis

Bac + 5 / M2.

DiplômePrincipal / Ecole

Master en sciences politiques, sociologie ou sciences sociales

Niveau d'expérience minimal requis

Avoir produit au moins un document de recherche publié ou publiable dans une revue académique, mémoire de recherche de niveau master compris.

Niveau minimum en langues

Français (avancé - C1 ou langue maternelle)

Anglais (avancé - C1).

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