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Un organisme public de recherche est à la recherche d'un(e) volontaire pour un Service Civique de 13 mois à destination des îles Crozet, au sein d'une équipe scientifique. Le(a) candidat(e) doit avoir des connaissances en écophysiologie, médecine vétérinaire et écologie comportementale. La mission impliquera des travaux de terrain sur les manchots royaux et une formation préalable. Les candidats doivent être disponibles à partir de septembre 2026 pour une formation. Les candidatures sont à soumettre avant le 10 février 2026.
L’Institut polaire français est un organisme public chargé de la mise en œuvre de la recherche française dans les régions polaires. Parce que l’accès et le séjour dans ces régions sont difficiles, l’Institut polaire déploie des moyens particuliers et conséquents, des technologies avancées et emploie les compétences et connaissances spécifiques de son personnel pour rendre possible une recherche scientifique d’excellence dans ces milieux extrêmes : https://institut-polaire.fr/fr
Selon les contraintes opérationnelles, cette offre de mission est susceptible d’évoluer voire d’être annulée.
Mission : Dans le cadre du Volontariat de Service Civique, l’Institut polaire français recherche une candidate ou un candidat ayant des connaissances pratiques et théoriques en écophysiologie, en médecine vétérinaire de terrain, et/ou en écologie comportementale, avec un intérêt marqué pour l’adaptation des oiseaux marins à leur environnement, notamment dans le contexte des changements climatiques. Le/la candidat(e) participera à un hivernage d’une durée minimale de treize mois sur la base scientifique des Iles Crozet situées dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (Subantarctique), au sein d'un groupe d'une vingtaine de personnes (personnel scientifique et personnels assurant la logistique, l’entretien de la station scientifique).
Départ prévisionnel pour la mission : mi-octobre 2026
Disponibilité demandée à partir de septembre 2026 pour suivre plusieurs formations préparatoires, principalement auprès de l’équipe Adaptations physiologiques et comportementales à des environnements changeants (PACE : https://iphc.cnrs.fr/la-recherche/departement-decologie-physiologie-et-ethologie/equipe-pace/) de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (Strasbourg).
Le/la volontaire retenu(e) participera à un séminaire d’une semaine organisé fin septembre 2026 à l’Institut polaire à Plouzané (29). Il/elle fera connaissance avec les permanents de l’Institut mais aussi avec ses futurs co‑hivernants. Le personnel de l’Institut polaire mettra à profit ce séminaire pour sécuriser le départ du/de la volontaire en lui donnant toutes les informations utiles pour la mission. Le/la volontaire participera notamment à des présentations des projets scientifiques et à des formations liées à la sécurité en milieu isolé.
Son travail s’intégrera dans un programme de recherche soutenu par l'IPEV (#119) et labélisé suivi à long‑terme du vivant par le CNRS Écologie et Environnement. Ce programme, dirigé par Antoine Stier, porte sur les adaptations et limites physiologiques des manchots royaux aux changements environnementaux. Il s’appuie sur un réseau de collaborateurs français et étrangers, participant activement au suivi et qui seront introduits aux candidat(e) lors du processus de recrutement.
Durant toute la mission, le/la VSC est accompagné(e) par un tuteur, personnel permanent de l’institut, ainsi que des collaborateurs spécifiques (Ressources Humaines, référents techniques, responsables de projets) soit en présentiel soit en distanciel.
L’essentiel de l’activité s’effectue sur le terrain, avec le manchot royal comme modèle animal, au sein de la colonie de la Baie du Marin située à 1,4 – 1,5 km de la base scientifique, et s'étale sur l'année, c'est à dire dans des conditions climatiques variables parfois difficiles. Un travail en laboratoire sur base est également prévu durant la phase hivernale.
Pendant l’été austral (novembre‑mars) le/la volontaire travaillera au sein d'une équipe de 2‑4 personnes du programme 119 (comprenant généralement VSC sortant, responsable de programme, post‑doctorant étudiant en thèse), mais aussi en interaction avec les autres programmes polaires travaillant sur la colonie de manchots de la Baie du Marin. En hiver, il/elle poursuivra le suivi sur site du projet scientifique, en interaction étroite avec les responsables du programme en métropole. Le travail réalisé peut servir de stage de recherche et les résultats obtenus sont utilisables pour la soutenance d'un diplôme. Un stage de préparation à l’hivernage puis de dépouillement des données post‑hivernage, de 13 semaines maximum, est prévu.
Il/elle pourra participer, au même titre que les autres personnels en mission (CDD/CDI/militaires/scientifiques…), aux tâches d'intérêt général pour le bon fonctionnement de la station. Cela peut consister à faire des exercices de sécurité, être formé aux premiers secours, aux manipulations hélicoptères, contribuer à la chaîne logistique lors des escales du bâtiment ravitailleur, ainsi qu’à l’entretien des parties communes et au service base (opération base blanche, gestion du bar).
L’Institut paye les indemnités du VSC, nécessairement sous le SMIC, afin de ne pas être qualifiées en CDD :
Durant les périodes en métropole (stage préparatoire ou de dépouillement, formations) le VSC peut prétendre à l’indemnité de base. L’indemnité supplémentaire n’est légalement pas exigible (car hors mission aux TAAF) mais l’IPEV consent à en verser l’intégralité portant l’indemnité mensuelle totale à 1 411,15 € net (déduction faite des charges sociales CSG‑CRDS).
Durant les périodes dans les districts TAAF : l’indemnité de base est versée, ainsi que l’indemnité supplémentaire avec abattement de 60 % soit 315,94 €. Le VSC percevra une indemnité mensuelle totale de 983,21 € net (déduction faite des charges sociales CSG‑CRDS).
Durant ses congés, et les périodes durant lesquelles le VSC est logé par l’IPEV ou les laboratoires, l’abattement de 60 % est appliqué sur l’indemnité supplémentaire.
Une formation en écophysiologie, en médecine vétérinaire de terrain et/ou en écologie comportementale. Un intérêt pour la recherche scientifique ainsi que des stages de terrain en autonomie (particulièrement sur les oiseaux) seront appréciés.
Un stage validé en expérimentation animale (formation initiale) et des certificats de formation continue validés par des tuteurs de stages de terrain (manipulation d’animaux, prélèvements sanguins) ainsi que des connaissances basiques d’analyse de laboratoire (analyses de frottis sanguins, dosages biochimiques) seraient également des atouts majeurs.
Capacité à travailler en équipe, capacité à vivre en milieu isolé, esprit scientifique, autonomie, organisation, sens du dialogue et de la vie en communauté, sens pratique et du bricolage, bon feeling avec les animaux, respect des animaux et de l’environnement, bonne résistance physique (pic de travail durant l’été austral), compétences en informatique. La maîtrise de l’anglais serait un plus.
Le personnel est recruté sur des critères stricts conditionnés par le contexte spécial des Terres australes et antarctiques françaises qui imposent notamment des examens médicaux physiques et psychologiques. Cette visite médicale sera organisée par l’Institut polaire et se déroulera à Paris, Brest, Lyon ou Marseille à l’issue des entretiens de recrutement.
Les hivernages sont d’une durée d’au moins 13 mois consécutifs, et constitués d’un groupe restreint de personnes (entre 15 et 60 selon les sites). Dans ce contexte d’isolement, l’aptitude à l’intégration et à la vie en communauté des candidats est un critère primordial.
Date limite de candidature fixée par le laboratoire au 10 02 2026
Envoyer CV avec photo et lettre de motivation en vous connectant à l’adresse suivante : https://institutpolaire.nous-recrutons.fr
Contact pour informations supplémentaires sur le projet : https://iphc.cnrs.fr/en/directory/card/?nom=Antoine-STIER
Service Civique • Technopôle Brest Iroise, France