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Un laboratoire de recherche scientifique à Saclay recherche un stagiaire en M2 en chimie analytique pour améliorer des techniques de dépôts et tester l'impact sur l'ionisation. Le candidat devra posséder un Master II en chimie analytique et être motivé par la recherche expérimentale. Ce stage offre des opportunités de collaboration avec d'autres chercheurs dans un environnement scientifique de pointe.
Intitulé de l'offre : Stagiaire en M2 H/F en Chimie analytique
Le CEA est un acteur majeur de la recherche, au service des citoyens, de l'économie et de l'Etat. Il apporte des solutions concrètes à leurs besoins dans quatre domaines principaux : transition énergétique, transition numérique, technologies pour la médecine du futur, défense et sécurité sur un socle de recherche fondamentale. Le CEA s'engage depuis plus de 75 ans au service de la souveraineté scientifique, technologique et industrielle de la France et de l'Europe pour un présent et un avenir mieux maîtrisés et plus sûrs.
Implanté au cœur des territoires équipés de très grandes infrastructures de recherche, le CEA dispose d'un large éventail de partenaires académiques et industriels en France, en Europe et à l'international. Les 20 000 collaboratrices et collaborateurs du CEA partagent trois valeurs fondamentales : la conscience des responsabilités, la coopération et la curiosité.
Étude et mise au point de différentes techniques de dépôt sur filament en spectrométrie de masse à thermo‑ionisation dans le cadre de la réduction des quantités analysables.
La mesure précise des compositions isotopiques des éléments est fondamentale dans de nombreux domaines comme les géosciences, les sciences de l’environnement, le nucléaire ou la lutte contre la prolifération nucléaire. Pour ces applications, les techniques permettant de mesurer les rapports isotopiques les plus justes et les plus reproductibles sont l’ICPMS‑MC et le TIMS. Dans le cas d’une analyse par TIMS, un échantillon sous forme liquide est déposé sur un filament métallique, généralement du rhénium de très haute pureté. Le filament est chauffé sous vide afin d’évaporer et d’ioniser l’élément à analyser. Dans le cas d’un dépôt direct de l’échantillon, le phénomène d’ionisation est régi par la loi de Saha‑Langmuir qui permet de déterminer un rendement d’ionisation théorique. Ce rendement dépend de la température du filament, de l’énergie de première ionisation de l’élément analysé et de la fonction de travail du matériau support. Or, les rendements d’ionisation des actinides dont l’uranium sont très faibles (de l’ordre de 10‑4 dans le cas de l’uranium, soit à peine quelques ions produits pour 10 000 atomes déposés sur le filament). Quelques techniques de dépôts, comme le dépôt sur carbone graphite, la carburation, les émetteurs poreux (PIE/FPIE) et les micro‑treillis organométalliques (MOF), permettent d’augmenter considérablement les rendements d’ionisation. Le stagiaire devra améliorer la technique de dépôts des émetteurs poreux développée dans un précédent stage et tester leur impact en termes d’ionisation pour un élément d’intérêt (uranium, néodyme…) lorsqu’on dépose sur le filament de rhénium de faibles quantités (<10 ng). Il s’agira essentiellement d’un travail expérimental intégrant des notions théoriques. Le candidat disposera d’une instrumentation de pointe pour mener à bien ces développements et travaillera en collaboration avec les autres stagiaires et post‑doctorants également impliqués sur la thématique de la réduction des quantités analysables.
2025‑38367
Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives de Saclay – Direction de l’Energie Nucléaire – Département de Recherche sur les Matériaux et la Phy