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Une association de transition environnementale recherche un·e stagiaire pour intégrer des outils de causalité dans l’analyse des Bilans Carbone®. Vous collaborerez avec des chercheurs sur des projets innovants visant à modéliser et expliquer les émissions organisationnelles. Ce stage est approprié pour un étudiant·e en Master 2 avec de solides connaissances en probabilités et apprentissage automatique, et une sensibilité aux enjeux environnementaux. Le stage est à temps plein en Île-de-France.
Exploration causale et explicabilité des relations entre variables dans les Bilans Carbone® : vers une compréhension fine et vérifiable des émissions organisationnelles
Le Laboratoire d’Informatique de Paris 6 (LIP6 – Sorbonne Université) est une unité de recherche de référence en intelligence artificielle explicable et en modélisation probabiliste. En partenariat avec l’Association pour la Transition Bas Carbone (ABC), structure pionnière du Bilan Carbone® en France, nous développons des outils scientifiques et opérationnels pour accompagner les organisations dans leur transition bas carbone.
Le Bilan Carbone® est une méthode de comptabilité des gaz à effet de serre (GES) développée en France depuis 2004 pour aider les organisations à évaluer et à réduire leurs émissions. Chaque source d’émission repose sur une donnée d’activité (DA) et un facteur d’émission (FE), dont la précision et la disponibilité dépendent du contexte sectoriel et de la qualité des données collectées. Cette variabilité entraîne une forte hétérogénéité dans la qualité des bilans réalisés. Pour y remédier, l’Association pour la transition Bas Carbone (ABC) a constitué une base de données nationale (OCCF) regroupant des Bilans Carbone® et Bilans GES réglementaires. Cette base constitue une ressource unique pour étudier la structure, la cohérence et les déterminants des émissions des organisations françaises. Des travaux exploratoires menés au LIP6 (Sorbonne Université) ont permis de produire des statistiques descriptives et d’identifier des dépendances statistiques entre variables. Ce stage propose d’approfondir cette analyse en mobilisant les approches de causalité, d’explicabilité et de raisonnement bayésien afin de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à la production et à la variabilité des Bilans Carbone®.
Les approches causales, initiées par Judea Pearl et développées dans la lignée de la « causal revolution » (Causality : Models, Reasoning, and Inference, 2000), visent à dépasser la simple corrélation pour identifier des relations de cause à effet. Elles reposent sur la modélisation des dépendances via des graphes causaux dirigés (DAGs) et sur 1 des opérateurs d’intervention (do‑calculus), permettant de répondre à des questions du type : que se passerait‑il si une variable changeait? Dans le contexte du Bilan Carbone®, cela permet d’étudier l’effet causal du secteur d’activité, de la taille ou du périmètre organisationnel sur la structure et la répartition des émissions.
L’apprentissage de structure causale vise à inférer la forme du graphe causal directement à partir des données. Deux grandes familles d’approches coexistent :
Ces algorithmes permettent de révéler les dépendances structurelles entre postes d’émission, secteurs d’activité, intensité énergétique et émissions totales. Ils peuvent ensuite être validés ou ajustés par des experts métier, garantissant un équilibre entre rigueur statistique et interprétation domain‑specific.
Les réseaux bayésiens, formalisés par Pearl (1985), Lauritzen & Spiegelhalter (1988), offrent un cadre probabiliste pour représenter les dépendances conditionnelles entre variables. Ils permettent la prédiction, la simulation, mais aussi l’inférence causale lorsqu’ils sont combinés avec des hypothèses structurelles. Appliqués à la base OCCF, ces réseaux peuvent révéler les interactions latentes entre les postes d’émission, les catégories d’activité et les variables organisationnelles. Ils servent également de base à la simulation de bilans hypothétiques et à la détection d’anomalies.
L’explicabilité (Explainable Artificial Intelligence, ou XAI) est devenue une exigence majeure pour les modèles d’apprentissage automatique utilisés dans des domaines sensibles ou décisionnels. Les méthodes comme LIME (Local Interpretable Model‑agnostic Explanations, Ribeiro et al., 2016) ou SHAP(SHapley Additive exPlanations, Lundberg & Lee, 2017) permettent de visualiser et d’interpréter la contribution des variables à la décision d’un modèle. Dans le cadre du Bilan Carbone®, ces approches permettront d’expliquer pourquoi un modèle estime une incohérence dans un bilan ou attribue un certain poids à une catégorie d’émission renforçant la transparence et la vérifiabilité des analyses.
L’objectif principal du stage est d’intégrer les outils de causalité explicable dans l’analyse des Bilans Carbone® afin de :
Sous la supervision d’un chercheur en apprentissage causal et d’un référent métier de l’ABC, vous serez amené·e à :