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Un institut de recherche en sciences recrute un doctorant pour développer une approche multimodale de détection automatique des disfluences du bégaiement. Le candidat idéal devra posséder un Master en informatique et de solides compétences en apprentissage automatique, avec une maîtrise de Python et un intérêt pour le traitement du signal. Le poste est basé à Nancy et implique des déplacements entre deux laboratoires. Une rémunération de 2200 € par mois est proposée.
Intitulé de l'offre : Doctorat détection automatique multimodale des disfluences typiques du bégaiement (H / F)
Référence : UMR5267-IVADID-002
Nombre de Postes : 1
Lieu de travail : VANDOEUVRE LES NANCY CEDEX
Date de publication : mardi 16 décembre 2025
Type de contrat : CDD Doctorant
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 7 janvier 2026
Quotité de travail : Complet
Rémunération : La rémunération est d'un minimum de 2200,00 € mensuel
Section(s) CN : 06 - Sciences de l'information : fondements de l'informatique, calculs, algorithmes, représentations, exploitations
Le bégaiement, trouble de la fluence affectant des millions de personnes, se caractérise par des disfluences spécifiques (blocages, prolongations, répétitions) liées à un dysfonctionnement du contrôle moteur de la parole. Leur détection automatique, bien que déjà explorée via des modèles audios, reste limitée par une faible robustesse, une difficulté à identifier certaines disfluences comme les blocages silencieux, et une dépendance à des données rares. Cette thèse propose une approche multimodale (audio, vidéo, texte) pour améliorer la précision et la robustesse de la détection, en s’appuyant sur un corpus audiovisuel de locuteurs francophones bègues. L'analyse reposera sur des techniques d'encodage spécifiques à chaque modalité, suivies d'une fusion stratégique de leurs représentations pour une classification finale.
L’objectif de cette thèse est de concevoir, développer et évaluer une approche multimodale d’apprentissage profond pour la détection automatique des disfluences typiques du bégaiement en français, en combinant les modalités audio, vidéo et textuelle. Le travail s’appuiera sur un corpus audiovisuel annoté de locuteurs francophones bègues, avec une attention particulière portée aux disfluences difficiles à détecter par l’audio seul, comme les blocages silencieux, et à la robustesse face à la variabilité individuelle.
Les missions du doctorant s’articuleront autour des axes suivants :
Le candidat devra avoir un master en informatique, de solides compétences en apprentissage automatique et profond, une bonne maîtrise de Python et des frameworks comme PyTorch ou TensorFlow, ainsi qu’un intérêt pour le traitement du signal (audio / vidéo) et, idéalement, pour le NLP. Autonomie, rigueur, esprit critique et capacités d’analyse sont indispensables, tout comme de bonnes compétences en communication pour évoluer dans un environnement pluridisciplinaire. Un intérêt pour la phonétique, la linguistique et les troubles de la parole, en particulier le bégaiement, sera un plus.
Le doctorant sera impliqué dans un projet de recherche pluridisciplinaire associant deux laboratoires complémentaires : le LORIA, spécialisé en informatique, avec une expertise en traitement de la parole et en apprentissage profond, et PRAXILING, laboratoire en sciences du langage reconnu pour ses travaux en phonétique et sur le bégaiement. La recherche s’appuiera sur un corpus audiovisuel existant et annoté de locuteurs francophones présentant des troubles de la fluence. La thèse sera encadrée conjointement par des chercheurs en informatique et en sciences du langage, assurant une co‑supervision interdisciplinaire. Elle se déroulera principalement au LORIA, à Nancy, avec des séjours réguliers au laboratoire Praxiling, à Montpellier, pour avoir des échanges scientifiques et enrichir l’approche de la problématique par une double expertise.
Déplacements (pris en charge) à prévoir entre les deux laboratoires porteurs du projet.