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CNRS Centre-Est recrute une thèse en physique des réacteurs à sels fondus (RSF) au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (LPSC) à Grenoble. La thèse porte sur le développement d’un schéma numérique avancé pour les calculs d’évolution et l’estimation des incertitudes liées aux données nucléaires.
Le poste requiert un Master en physique nucléaire ou équivalent, des compétences en Python et C++, ainsi qu’une maîtrise du français et de l’anglais scientifique.
Cette offre est ouverte aux personnes disposant d’un titre leur reconnaissant la qualité de travailleur handicapé ou travailleuse handicapée.
This offer is available in English version
Sujet De Thèse: Développement d’un schéma numérique avancé pour les calculs d’évolution de réacteurs à sels fondus et application au prédimensionnement d’expériences pour la réduction d’incertitudes. Les réacteurs nucléaires à sels fondus (RSF) ont un très grand potentiel en termes de sûreté et déflexibilité. Il s’agit de réacteur dont le combustible est dissous dans un mélange de sels fondus (liquide), jouant le rôle de caloporteur. Le sel circule au travers d’une zone appelée « cœur » où il est rendu critique par sa géométrie, produisant ainsi de la chaleur, qu’il restitue en traversant un échangeur de chaleur, permettant ainsi de valoriser l’énergie produite, soit sous forme de chaleur (rôle calogène), soit sous forme d’électricité (rôle électrogène). Ce type de réacteur se caractérise par son comportement intrinsèquement stable, et sa versatilité (choix du cycle, choix du spectre neutronique, choix du sel, etc.) et donc la polyvalence de ses applications (réacteur électrogène sur une gamme allant de la petite à la très grosse puissance, incinérateur de déchets à forte activité et à vie longue par transmutation, etc.). Ces qualités étant recherchées dans le contexte nucléaire actuel, il suscite un fort regain d’intérêt en France, en Europe et dans le monde. Depuis une vingtaine d’années, l’équipe MSFR (Molten Salt Fast Reactor) du LPSC (Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie) étudie ce type de réacteur sous diverses déclinaisons et plus spécifiquement la version dite MSFR de référence, réacteur régénérateur de puissance élevée fonctionnant en cycle Thorium et avec un sel fluorure. Dans le cadre des études associées aux réacteurs à sels fondus, de nouvelles thématiques apparaissent en lien avec l'évolution de matières (équation de Bateman) sous contraintes et en prenant en compte les méconnaissances sur les données nucléaires qui impactent le transport des neutrons (équation de Boltzmann). L’objectif de cette thèse est de permettre de lier les algorithmes dédiés à l'évolution à la méthode des échantillonnages corrélés (ou CS pour Correlated Sampling). En effet, l'évolution est basée sur une matrice associant à chaque isotope sa variation suite à l'irradiation neutronique, à ses décroissances propres, et à d'éventuels termes sources ou puits. L'intérêt de la méthode du CS est de pouvoir, dans un même calcul de transport, estimer l'impact d'une variation des sections efficaces sur l'ensemble des grandeurs d'intérêt comme les taux de réaction de la matrice d'évolution. Pour cela, deux parties sont prévues durant la thèse : d'une part, étudier des algorithmes novateurs pour réaliser des calculs d'évolution en revisitant des travaux précédents avec de nouveaux outils, et d'autre part, permettre de propager l'incertitude dans les bases de données nucléaires sur les inventaires finaux. À la suite de ces développements, une question supplémentaire concerne le prédimensionnement d'expérience permettant de réduire les incertitudes au travers d'une assimilation Bayésienne dans les bases de données. Ces travaux s’appuieront à la fois sur des développements passés en modélisation dans l’équipe MSFR du LPSC, avec des contributions possibles aux projets nationaux ou européens sur les réacteurs à sels fondus auxquels participent les membres de l’équipe MSFR.
Etre itulaire d'un Master en physique nucléaire ou physique des réacteurs ou équivalent.
Le laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de Grenoble (LPSC) (http://lpsc.in2p3.fr) est une unité mixte de recherche associant le CNRS-IN2P3, l'Université Grenoble Alpes (UGA) et l'école Grenoble INP, pour un effectif moyen d'environ 230 personnes.
La personne recrutée sera affectée dans l'équipe MSFR et placée sous la direction de la responsable de l'équipe
Rémunération: La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel