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Le poste de post-doctorant en bio-géochimie marine est basé à Brest, puis Wimereux, au LEMAR et au laboratoire d’océanologie et de géosciences. CDD de 24 mois à plein temps à partir du 1er mars 2027, renouvelable.
Le candidat doit être Docteur en bio-géochimie marine ou domaine proche, maîtriser la géochimie des traces et l’ICP-MS, et savoir programmer en R ou Python.
Rejoignez l’ULCO, l’Université à dimension humaine
Depuis 1991, l’Université du Littoral Côte d’Opale est un acteur majeur de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les Hauts-de-France. Pluridisciplinaire et multipolaire, l’ULCO se caractérise par sa dimension humaine. Avec ses méthodes d’enseignement innovantes, une forte proximité avec les équipes, l’ULCO offre un cadre propice à l’acquisition des connaissances et au dialogue, pour un plein épanouissement de chacun.
En bref :
10 000 étudiants
4 campus (Boulogne-sur-Mer, Calais, Dunkerque et Saint-Omer)
1 000 personnels dont 500 enseignants
+ de 100 diplômes accrédités
3 pôles disciplinaires de recherche en prise avec les grands enjeux de notre époque et les problématiques des territoires
Nous recherchons un bio-géochimiste marin pour étudier les processus élémentaires liés au rôle des Rhizaires dans les cycles biogéochimiques marins. Les Rhizaires marins sont des zooplanctons unicellulaires fascinants qui prospèrent dans les océans depuis le début du Cambrien. Jusqu’à très récemment, nous ignorions le rôle qu’ils jouent dans les cycles biogéochimiques marins. Il est impossible de les cultiver en laboratoire, et nous avons longtemps pensé qu’ils n’étaient pas particulièrement abondants. Au cours des deux dernières décennies, la situation a évolué, et nous savons désormais qu’ils peuvent être très abondants dans de nombreuses régions du monde et qu’ils jouent probablement un rôle disproportionné dans les cycles biogéochimiques. Pour mieux comprendre leurs rôles, il reste encore beaucoup à faire pour caractériser la composition géochimique et les processus au niveau cellulaire des Rhizaires. Dans le cadre du projet ERC ChORhizO ( https://chorhizo-project.eu ), l’un des principaux objectifs est de comprendre et de quantifier la manière dont certains éléments spécifiques sont acquis et transformés.
Le candidat retenu sera chargé de mener à bien quatre missions principales :
1) Quantifier la cinétique de dissolution du silicium dans les squelettes des Rhizaires. À ce jour, une seule étude (Erez et al., 1982) s’est penchée sur la dissolution du silicium dans les squelettes des Rhizaires, sans toutefois fournir de mesures quantitatives. D’après des comparaisons de perte de poids, les squelettes des Rhizaires pourraient se dissoudre 3 à 4 fois plus rapidement que ceux des diatomées.
2) Quantifier la masse de célestite dans les squelettes et les cystes des acanthaires. Certains Rhizaires, notamment les acanthaires, sont les seuls organismes planctoniques connus à biominéraliser des squelettes à partir de célestite (SrSO₄). La célestite est le biominéral océanique le plus dense, ce qui signifie qu’à leur mort, elle alourdit les squelettes (et les cystes) des acanthaires, alimentant ainsi les flux gravitationnels. Dans l’océan Austral, les cystes d’acanthaires représent> 17% des flux annuels de POC (Belcher et al., 2018). Cependant, nous ne connaissons pas la quantité de célestite présente dans leurs squelettes ; nous ne pouvons donc pas établir de lien direct entre leur teneur en célestite et celle d’autres éléments.
3) Quantifier la composition élémentaire des Rhizaires. La composition élémentaire des Rhizaires reste mal caractérisée, malgré leur importance potentielle dans les cycles élémentaires marins. Les rapports élément/Si, tels que Ge/Si, fournissent des informations précieuses sur les processus régissant l’absorption et le cycle du silicium dans la silice biogénique (Sutton et al., 2018), mais leur application aux Rhizaires siliceux reste largement inexplorée. De même, l’incorporation d’éléments traces dans les squelettes de célestite des acanthaires est mal cernée, ce qui limite notre compréhension de leur rôle dans les cycles élémentaires marins (par exemple, N, Sr, Ba).
4) Quantifier la biominéralisation (production) du silicium dans les squelettes des Rhizaires. Au cours de la dernière décennie, nous avons été les premiers à utiliser le radionucléide 32Si pour quantifier les taux de production de silicium chez les Rhizaires (Llopis Monferrer et al., 2021 ; Laget et al., 2023). Malgré une corrélation faible mais significative avec le biovolume des Rhizaires, nous ne comprenons toujours pas la cinétique fondamentale de la biominéralisation du silicium. Nous devons étendre nos mesures à un éventail plus large d’espèces prélevées dans des environnements variés.
Références :
Affectation administrative: Université du Littoral Côte d’Opale
Affectation géographique: Le poste sera basé, pendant les 12 premiers mois, à Brest, en France, au Laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR), puis à Wimereux, en France, au Laboratoire d’océanologie et de géosciences, pendant les 12 mois restants.
CDD de 24 mois à temps plein à compter du 1er mars 2027 (renouvelable 12 mois).
Diplôme exigé: Doctorat en bio-géochimie marine ou un domaine proche.
Savoir-faire :
Savoir être :