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Le Centre de Recherche Paul Pascal (CRPP CNRS) à Pessac, France, recherche un postdoctorant pour étudier des membranes lamellaires à l’interface de gouttelettes et leur perméabilité contrôlée par la lumière. Le poste s’inscrit dans le cadre du projet ANR SHEILA et implique formulation, microscopie et analyse d’images.
Vous travaillerez sur des émulsions thermo- et photosensibles, avec des outils comme SAXS, DLS et MET, et interagira avec une équipe pluridisciplinaire.”
Cette offre est ouverte aux personnes disposant d’un titre leur reconnaissant la qualité de travailleur handicapé ou travailleuse handicapée.
Centre de Recherche Paul Pascal
Chercheur en contrat CDD
12 mois
ente 3041 et 4216 € bruts mensuels selon experience
Contexte
Les émulsions eau-dans-eau, formées par la séparation de phases de solutions aqueuses de polymères (comme le PEG et le dextran), offrent des perspectives prometteuses pour l’encapsulation et la libération contrôlée de molécules hydrophiles. Elles sont produites sans huile ni solvant organique et sont utilisées dans les biotechnologies, l’agroalimentaire et la cosmétique. Leur utilisation reste toutefois limitée par la difficulté à les stabiliser à long terme et à contrôler le transport macro-/moléculaire à travers leurs interfaces. Dans le cadre du projet ANR SHEILA, nous étudions une stratégie originale de stabilisation de ces émulsions par des phases lyotropes, qui s’auto-assemblent à l’interface des gouttes et forment une membrane multilamellaire structurée et imperméables. Le défi est de contrôler la perméabilité de ces membranes.
Le projet postdoctoral, soutenu par l’ANR SHEILA, vise à développer des stratégies sensibles à des stimuli pour contrôler la perméabilité interfaciale et les échanges moléculaires. Nous avons récemment commencé à explorer cette question avec des phases lamellaires thermosensibles, dans lesquelles des défauts structuraux génèrent des pores. Le projet étudiera comment la structure et la taille des pores affectent le transport de sondes moléculaires. En parallèle, nous cherchons à rendre ce contrôle local, rapide et réversible en utilisant la lumière comme stimulus. Des tensioactifs photosensibles et des photoacides seront explorés pour modifier localement les propriétés interfaciales et déclencher une perméabilité localisée. Une part importante du projet s’appuiera sur une plateforme de microscopie récemment développée au laboratoire, qui permet de créer une illumination structurée de l’échantillon, spatialement et multi-longueur d’onde, avec un contrôle précis de la température. Cela comprendra la programmation de stratégies d’illumination et de routines d’analyse d’images. L’illumination structurée nous permettra d’adresser des gouttelettes individuelles, voire des zones choisies d’une même gouttelette, et d’ouvrir et fermer des pores où et quand nous le souhaitons.
Perspectives scientifiques et applicatives
Une perméabilité adressable par la lumière dans une membrane auto-assemblée ouvre plusieurs directions :
Mission
Le ou la postdoctorant·e concevra, caractérisera et exploitera des membranes lamellaires à l’interface de gouttelettes de coacervat, dont la perméabilité peut être commutée par un stimulus optique local. Les stratégies envisagées incluent :
Le ou la postdoctorant·e travaillera au Centre de Recherche Paul Pascal (CRPP), situé à Pessac, France, et collaborera étroitement avec un doctorant sur la stabilisation et la caractérisation des gouttes.
Le projet réunit trois équipes du CRPP (Bio2.0, Colloïdes, Interfaces et Assemblages, et Matière Molle : Structure et Dynamique) aux expertises complémentaires en phases lamellaires, formulation de systèmes aqueux biphasiques (ATPS), microscopies de fluorescence et confocale, illumination structurée et théorie.
Le CRPP offre un environnement fortement interdisciplinaire à l'interface de la physico-chimie, de la physique et de la matière molle.
Les chercheurs.es ont accès à un large éventail d'équipements et d'expertises, couvrant la formulation des échantillons, la microscopie optique et la caractérisation quantitative de la matière molle (notamment par SAXS, DLS, MET).
Le projet bénéficiera d’un montage de microscopie existant, que le ou la postdoctorant·e contribuera à faire évoluer, ce qui offre l’opportunité de combiner instrumentation optique, programmation et recherche expérimentale en matière molle.
Le poste se situe dans un secteur relevant de la protection du potentiel scientifique et technique (PPST), et nécessite donc, conformément à la réglementation, que votre arrivée soit autorisée par l'autorité compétente du MESR.
Risques liés à la manipulation de produits chimiques courants, de solvants et de tensioactifs, ainsi qu'à l'utilisation de diodes laser.
ente 3041 et 4216 € bruts mensuels selon experience
44 jours
Pratique et indemnisation du TT
Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€
Section(s) CN / Domaine de recherche Chimie et Physicochimie de la matière molle
Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement.