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L’Institut Technique Tropical propose une thèse cadre PARSITROP pour renforcer la résilience des maraîchages antillais face aux ravageurs, centrée sur la biologie et la régulation naturelle de Contarinia maculipennis, avec une approche agro-écologique.
La thèse associe sciences biologiques et pratiques agricoles, en Guadeloupe et Martinique, et implique des collaborations avec des partenaires publics et privés pour développer des pratiques de lutte biologique et des aménagements agro-écologiques.
Projet cadre : PARSITROP « Pour une Agriculture Résiliente et Souveraine face aux Insectes ravageurs des cultures maraîchères en conditions tROPicales des Antilles »
Sujet de thèse : Biologie, dynamique des populations et régulation naturelle de Contarinia maculipennis : bases agro-écologiques pour le développement de la lutte biologique par conservation en Guadeloupe et en Martinique
Contexte Scientifique et Enjeux Stratégiques :L'agriculture des Antilles doit aujourd'hui relever un défi majeur : produire des fruits et légumes en quantité et en qualité toute l'année, malgré le manque de main-d'oeuvre, la faible structuration des filières, le renouvellement générationnel limité, la hausse des coûts des intrants, la dépendance croissante aux importations et le retrait progressif de nombreux produits phytosanitaires de synthèse. À ces contraintes s'ajoutent les effets du changement climatique, qui accentue la fréquence et l'intensité des phénomènes météorologiques extrêmes dans la Caraïbe.Face à ces enjeux, le projet PARSITROP, financé par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire dans le cadre du plan d'action PARSADA, vise à renforcer la résilience et la durabilité des systèmes de production maraîchers aux Antilles. PARSITROP cible les cultures à enjeux économiques (p.ex. Solanacées, Cucurbitacées, etc.), face aux principaux insectes ravageurs.
Cadre institutionnel :Cette thèse se positionne dans le WP1 du projet PARSITROP. Elle vise à produire des connaissances sur un couple ravageur/culture et les bases d'une gestion agro-écologique par lutte biologique. Elle bénéficie d'un environnement scientifique et technique diversifié grâce à la collaboration entre l'Institut Technique Tropical (IT2) et l'unité de recherche Agrosystèmes Tropicaux (UR ASTRO) de l'INRAE en Guadeloupe. Cette synergie permet de coupler une recherche de pointe à une expertise de terrain indispensable pour lever les verrous de la transition agro-écologique.
Hypothèse de recherche :La thèse repose sur l'hypothèse qu'une régulation naturelle performante résulte de l'interaction entre des communautés d'auxiliaires, notamment de parasitoïdes, présentant une diversité taxonomique et fonctionnelle élevée, des infrastructures agro-écologiques conçues pour favoriser leur recrutement et leur maintien, et des pratiques culturales adaptées assurant leur survie et leur efficacité.
Les modèles d'études seront la pastèque (Cucurbitacée : Citrullus lanatus) et la tomate (Solanacée : Solanum lycopersicum), deux cultures stratégiques directement confrontées à la menace croissante des cécidomyies des fleurs (Contarinia maculipennis).