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Un laboratoire de recherche en énergie renouvelable recherche un stagiaire pour modéliser un système hybride PEC/PV visant à optimiser la conversion d'énergie solaire en hydrogène. Ce stage offre l'opportunité d'approfondir des concepts thermodynamiques et de contribuer à des technologies innovantes à l’interface entre photonique et thermodynamique. Les candidats doivent avoir un niveau Master 2, une solide formation en physique, et de bonnes compétences en programmation. Début dès que possible.
Modélisation en bilan détaillé d’un système hybride PEC/PV pour la production de carburants solaires PROMES-CNRS site Odeillo (Font-Romeu)•, Occitanie, FR
Contexte scientifique :
La production d’hydrogène et de carburants solaires par voie photo-électrochimique (Photo-Electrochemical Cell, PEC) représente l’une des approches les plus prometteuses pour stocker l’énergie solaire sous forme de molécules chimiques propres et décarbonées [1] .
Ces dispositifs reposent sur des cellules photo-électrochimiques capables, sous illumination solaire, de scinder l’eau en hydrogène et oxygène grâce à des réactions d’oxydation et de réduction se produisant sur une photo-anode semi-conductrice et une cathode métallique. Cette approche est connue sous le nom de « photosynthèse artificielle ».
L’un des défis majeurs de cette technologie réside dans la valeur élevée de la différence de potentiel d’oxydoréduction de dissociation de l’eau (1,23 eV), qui limite le choix de matériaux photo-actifs à large bande interdite, souvent peu efficaces dans l’absorption du spectre solaire. Pour contourner cette contrainte, une stratégie consiste à séparer spectralement (sur la même surface de captation) le flux solaire dont la partie UV-Visible alimente une PEC et la partie infrarouge alimente une cellule photovoltaïque (PV) fournissant la surtension additionnelle nécessaire aux réactions photochimiques. Toutefois, cette solution élégante nécessite d’abord une compréhension fine des phénomènes physiques à l’œuvre dans chacun des sous-systèmes (PEC et PV), puis dans un système hybride couplant les deux. Ces phénomènes sont le transfert de rayonnement, la photogénération de paires électron-trou, leur migration par dérive-diffusion-réaction, leur transfert aux interfaces et, dans le cas de la PEC, leur participation aux réactions de photosynthèse artificielle.
Malgré son potentiel, cette approche hybride reste peu étudiée et soulève plusieurs questions fondamentales :
Dans le but de répondre à ces questions, le stage visera à développer un modèle physique basé sur le formalisme du bilan détaillé, qui est par ailleurs largement utilisé pour la modélisation des cellules photovoltaïques classiques [2] .
Ce formalisme permettra de calculer les performances maximales de conversion solaire en hydrogène, à partir d’un modèle d’échanges radiatifs et énergétiques intégrant un nombre restreint de paramètres physiques.
Les principales étapes du travail seront :
[1] T. Bak, J. Nowotny, M. Rekas, et C. C. Sorrell, « Photo-electrochemical hydrogen generation from water using solar energy. Materials-related aspects », , vol. 27, no 10, p. ‑, oct. , doi: 10./S--8.
[2] W. Shockley et H. J. Queisser, « Detailed Balance Limit of Efficiency of p‑n Junction Solar Cells », J. Appl. Phys., vol. 32, no 3, p. ‑, mars , doi: 10./1..
[3] A. Vossier, F. Gualdi, A. Dollet, R. Ares, et V. Aimez, « Approaching the Shockley-Queisser limit: General assessment of the main limiting mechanisms in photovoltaic cells », J. Appl. Phys., vol. , no 1, p. , janv. , doi: 10./1..
Ce stage s’adresse à un·e candidat·e motivé·e par la recherche et souhaitant contribuer au développement de nouvelles technologies de conversion solaire à haut rendement, à l’interface entre photochimie, photonique et thermodynamique.
Dès que possible