Consigue una respuesta de este empleador
Tu currículum y tu carta de presentación, adaptados exactamente a lo que buscan contratar.
Université Claude Bernard Lyon 1 recrute un post-doctorant pour étudier la navigation des étudiants et l’archivage des données numériques dans une perspective de sciences de l’information et de la communication. Le poste est basé à Lyon et s’inscrit dans le cadre d’un financement SENS UCBL.
Le candidat mènera des entretiens, développera un questionnaire, et participera à l’archivage et à la diffusion OA des résultats. Tâches associées et conditions de travail détaillées ci-après.
Durée: 18 mois
Salaire mensuel forfaitaire brut: 2 320 €
Lieu du recrutement: Université Claude Bernard Lyon 1
Financement: SENS Université Lyon 1
Projet: «L’autocontrôle, du corps à la politique? Parcours de jeunes hommes sur les réseaux socionumériques». Ce projet est porté par Aurélie Olivesi, maîtresse de conférences HDR en Sciences de l’Information et de la Communication – Lyon 1 Université – ELICO
Environnement de travail: Lyon 1 Université Claude Bernard accueille 62 laboratoires dans les domaines des sciences et de la santé. Université intensive de recherche, membre d’UDICE et de l’Alliance Arqus, l’UCBL produit une recherche internationale de pointe, en développant des approches pluridisciplinaires tournées vers les grands enjeux de la société.
Unité de recherche d’accueil: ELICO, Équipe de recherche de Lyon en sciences de l’Information et de la COmmunication est une unité de recherche (UR) monodisciplinaire qui rassemble des enseignant·es-chercheur·es principalement réparti·es dans 6 établissements d’enseignement supérieur du site Lyon–St-Étienne: Université Claude-Bernard-Lyon 1, Université Lumière-Lyon 2, Université Jean-Moulin-Lyon 3, Sciences Po Lyon, et l’Enssib. L’UR compte environ 80 membres dont 52 enseignant·es-chercheur·es et 28 doctorant·es. Pour le quinquennal 2026-2030, les recherches de l’unité ELICO s’organisent en quatre grandes thématiques de recherche transversales:
L’objectif de ce projet de recherche est de poser les fondations non seulement d’une épistémologie sur la masculinité en ligne et ses implications politiques, mais également d’une méthodologie d’archivage du numérique, en s’appuyant sur un volet participatif.
Ce projet de recherche part d’un double constat: en premier lieu, la dimension politique des dispositifs numériques, comme les réseaux sociaux, créés principalement par de jeunes hommes et articulés à un discours individualiste du contrôle de soi et de l’autorégulation – à la portée politique pourtant manifeste – est rarement interrogée. Il s’agit ainsi de comprendre comment le politique advient dans un discours présenté comme apolitique. Nous souhaitons observer dans quelle mesure les problématiques liées aux modes de vie en ligne, et notamment les pratiques liées au sport, à la musculation et au fitness sont susceptibles d’être reçues par un public jeune, et quelles représentations politiques elles sont susceptibles de véhiculer. Ce discours a également pour particularité de s’adresser à un public masculin jeune, voire adolescent, et de construire un cadrage politique, souvent en amont d’une politisation propre et même avant l’obtention du droit de vote.
En second lieu, l’archivage des données internet et les études portant sur les pratiques numériques sont principalement orientées sur l’archivage et l’analyse des interfaces numériques elles-mêmes (captures d’écran, URL), et moins sur la réception et les usages. Or, notre postulat est que la pratique numérique relève de l’expérience, et que le public est à même de retranscrire et de commenter cette expérience de manière éclairée. Dans cette perspective, il s’agit d’archiver l’expérience du numérique, afin de l’inclure dans la compréhension partagée d’un moment social, dans une perspective de sciences participatives.
Le travail du/de la post-doctorant·e consistera suivre la navigation d’internautes depuis les espaces numériques consacrés à la musculation et au fitness tout en menant des entretiens semi directifs. Il s’agira d’interroger les étudiants sur leur espace numérique de départ, le passage d’un espace à l’autre et leurs impressions et commentaires critiques. Les enquêtés de l’étude sont des étudiants d’IUT Informatique dans plusieurs universités françaises. L’accord de principe a déjà été obtenu auprès de collègues enseignant dans plusieurs IUT.
Le travail du/de la post-doctorant·e consistera, en s’appuyant principalement sur les bases théoriques et méthodologiques des Sciences de l’Information et de la Communication: dans un premier temps à définir un questionnaire de relance portant sur la navigation des étudiants, afin de disposer de données cohérentes et exploitables. Il s’agira dans un deuxième temps pour elle ou lui de mener des entretiens avec les étudiants, de les retranscrire, d’établir une cartographie de navigation et de procéder à une analyse des réponses. Une attention spécifique sera portée au dépôt et à l’archivage des données de la recherche.
Les tâches du chercheur ou la chercheuse en post-doc sont de:
Langues de travail: français et anglais dans le cadre de l’extension à l’Alliance Arqus
Date de prise de poste: 15 avril 2026 (flexibilité possible)
L’entretien comprendra une présentation de 15 minutes (parcours et projet), suivies de 30 minutes d’échanges avec le comité de recrutement.